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Vie et environnement

La lutte contre le moustique est l'affaire de tous !

La lutte contre le moustique est l'affaire de tous !

Présent dans l’hexagone depuis la fin des années 70, cet insecte est fortement implanté dans le Sud de la France. L’humidité et les fortes précipitations récentes expliquent leur retour précoce en cette année 2019.

Chacun, grâce à de simples gestes, est capable d’agir pour le bien de tous.

 

 

 

 

 

 

Comment le reconnaître?

 

-Moustique diurne : il privilégie le matin et le début de soirée pour piquer ses proies. Rarement actif de nuit.

-L’altitude : dans un environnement urbain, il se cantonne aux rez de chaussée ou au premier étage.

-Son attitude : moins craintif qu’un moustique commun, mais également moins réactif aux gestes brusques, il a une trajectoire hasardeuse et assez lente.

-Sa taille : elle varie fortement en fonction des individus, l’épaisseur se situe entre 0,5 mm et 1 mm, et la longueur entre 2 mm et 8 mm.

 


Dans quelle zone trouver le moustique tigre ?

Récemment, le Ministère des solidarités et de la santé a mis à jour la carte de présence.

Le moustique tigre est vecteur de maladies tropicales comme la dengue et le chikungunya dont le risque d'épidémie en métropole devient chaque année un peu plus plausible


Quelle évolution ?

 



Voici l’évolution concernant la présence du moustique tigre entre 2004 et 2018.

On constate ainsi la prolifération de cet insecte en territoire métropolitain mais également en outre-mer.


Comment se reproduit-il ?

Avant de pondre, le moustique femelle a besoin de piquer.

Le sang ainsi récolté lui fournira les protéines nécessaires pour pondre en moyenne 200 œufs et de continuer à vivre pour, 48 heures plus tard, recommencer à piquer.

il recommencera l’opération pendant environ un mois, et pourra donc potentiellement donner naissance à 3000 moustiques.

Le moustique tigre se déplace dans un rayon d’action n’excédant pas 200 m : les moustiques proches de votre domicile vivent là car ils trouvent de l'eau dans votre secteur d'habitation (jardin, terrasse, gouttières)

 

Quelles actions au niveau local ?

La Ville de Muret entreprend depuis des années une sensibilisation après de ses administrés. Sur le magazine municipal ou le site internet, vous pouvez retrouver toutes les recommandations pour limiter la prolifération et vous protéger (Intra Muret n°28 sur la construction d’un abri à chauve-souris).

Afin d’attirer différents insectes, et ainsi assurer la présence des prédateurs naturels des moustiques, une démarche de végétalisation de la ville est entreprise depuis des années. La plus grande biodiversité garantit la plus grande variété de prédateurs du moustique.

Les opérations nichoirs se multiplient depuis le début de l’année : manufacture de refuges en bois pour préserver la biodiversité, la société coopérative et participative Symbiosphère a signé une convention avec le Muretain Agglo en Mars. Immédiatement après, une vingtaine de nichoirs à oiseaux et chauves-souris fabriqués en bois issu de forêts locales, ont été posés sur la commune de Muret.

Les 26 communes du Muretain Agglo ont ainsi été dotées de 200 nichoirs et hôtels à insectes de différentes tailles. Ces infrastructures ont vocation à limiter la prolifération des nuisibles sur l’ensemble de l’agglomération.

En ville, l'érosion de la biodiversité est causée principalement par les activités humaines. Avec l’objectif d’enrayer cette fragilisation de notre environnement, l'installation des 200 nichoirs sur le territoire, dont 20 sur Muret, est maintenant terminée. En remplaçant ainsi les habitats perdus, certaines espèces ciblées peuvent revenir en ville, favoriser la pollinisation et réguler par des prédateurs de populations d‘insectes nuisibles.

L'opération se poursuit au travers de la formation des animateurs de CLAE pour déployer des ateliers avec les enfants sur la découverte de la biodiversité et sur la fabrication de nichoirs.


Pour aller plus loin, une conférence autour de la biodiversité, animée par Symbiosphère expliquera comment abriter les amis de nos jardins, le 18 juin à 19 h.

 

Quels refuges pour quels objectifs ?

Nichoirs à mésanges contre les chenilles processionnaires

Refuges à chauves-souris et gîtes à chiroptères contre les moustiques

Gîtes à abeilles solitaires pour la pollinisation

Nichoirs à chouettes et huppes fasciées contre les rongeurs

 

 

Que faire, à l’échelle du citoyen, pour limiter sa présence ?

 Les actions débutent en fin de période hivernale, avec l’installation de pièges ou de nichoirs.

Au printemps et en été, il est nécessaire de veiller à supprimer les eaux stagnantes dans lesquelles cet insecte a l’habitude de pondre : coupelles sous les pots, creux d’arbre, pneus usagés, vases, jouets, bidons, bâches, poubelles à ciel, ouvert, brouettes, canalisations d’eaux usées, gouttières bouchées, et de manière générale, tout objet (même petit) susceptible de retenir de l’eau de pluie.

Il craint la climatisation et la ventilation ; les poissons dans les bassins, et l’eau chlorée.Une fois que les larves sont nées, il convient de vous protéger avec un répulsif naturel comme le géranium à la citronnelle.

 

Pour le bien de tous,

supprimons l’eau stagnante !